La notion de sports
collectifs est à comprendre à partir de la logique d'affrontement de deux
groupes organisés aux intérêts antagonistes qui s'opposent sur un espace
délimité, avec des règles identiques, dans un temps connu. Toutes les actions
collectives se font dans le but de marquer au moins un point de plus que les
opposants à la fin du temps réglementaire. J.F. GREHAIGNE, M. BILLARD, J.Y.
LAROCHE.
Les sports collectifs sont
un groupement d’activités qui présentent des caractéristiques structurales et
organisationnelles communes. Cette « famille » est une invention de l’EPS. On
ne retrouve pas cette appellation dans la presse, dans les structures fédérales
ou dans le langage commun.
Tous les sportifs
collectifs mettent en opposition deux équipes qui disputent un objet commun (le
ballon) qui est un moyen de médiation avec lequel chaque équipe tente
d’endosser l’échec à l’autre suivant bien sur un règlement propre à l’activité.
Cependant, et malgré la multiplicité des jeux sportifs collectifs ainsi que la
spécificité de chaque activité, les caractéristiques organisationnelles et
structurales demeurent le carrefour et le point de rencontre de toutes les
activités collectives.
La complexité des sports
collectifs
Le spectateur non averti
regarde au cours d’un match de sport collectif que les équipiers se passent un
ballon entre eux sans s’apercevoir que ces joueurs codent et décodent leurs
conduites motrices. Cela veut dire que toute rencontre en sport collectif, est
une trame de messages émis et reçus entre les partenaires et les adversaires.
Les sports collectifs
nécessitent un langage compris et partagé par les équipiers d’une même équipe.
Ce langage est un mode de communication motrice et corporelle. Cependant, le
joueur devrait à la fois comprendre non seulement le jeu d’équipe pour resituer
le sens de son action dans l’action collective mais aussi d’essayer de
comprendre le mode de communication motrice de l’équipe adverse.
II.
L’éducation physique et sportive (EPS)
et les sports collectifs
La richesse des sports
collectifs constitue un support très motivant en EPS. C’est ainsi que les
sports collectifs peuvent promouvoir des capacités physiques (telles que : la
vitesse, détente, endurance résistance, etc.), développer des capacités
psychomotrices (l’adresse, la coordination dynamique générale, la dissociation
segmentaire, etc.) et améliorer des qualités psychosociologiques (rapport avec
autrui, relations, interpersonnelles, les comportements de coopération, etc.).
Toutefois, certaines activités sollicitent plus fortement une qualité plutôt
qu’une autre, ainsi la détente est plus sollicitée en basket-ball et la
résistance est exigée en handball.
III.
Les caractéristiques communes
1.
Les caractéristiques
organisationnelles
Dans tous les sportifs
collectifs, on retrouve les mêmes caractéristiques organisationnelles et qui
sont :
·
Un ballon
·
Un terrain délimité
·
Une cible (une à attaquer,
une autre à défendre).
·
Des partenaires
·
Des adversaires
·
Un règlement
La variabilité de ces
éléments donne à chaque pratique sportive collective sa spécificité.
C’est ainsi que :
·
Le nombre de joueur est en
relation directe avec la grandeur du terrain et la forme du ballon.
·
La cible et la
réglementation déterminent très fortement la technique individuelle.
·
Les règles précisent
comment peut progresser le ballon et la qualité du contact autorisée entre
partenaires et adversaire.
2.
Les caractéristiques structurales
communes aux sports collectifs
La situation globale de sport collectif pose une
diversité de problèmes que nous pouvons illustrer par le schéma suivant :
Tous les sports
collectifs, restent soumis à des principes d’action qui se révèlent communs et
identiques avec quelques variations propres au volleyball. Ces principes
d’action selon Gréhaigne (1991) sont « une construction théorique et un
instrument opératoire qui oriente un certain nombre d’actions dont il
représente la source et qui permet d’agir sur le réel »
a.
Les principes d’actions en attaque et en défense sont :
|
ATTAQUE |
DEFENSE |
|
Conservation du ballon. |
Récupération du ballon. |
|
Progression
des joueurs et du ballon vers le but adverse. |
Empêchement de la progression des joueurs et du ballon. |
|
Attaque du but adverse pour marquer
un point. |
Protection
de mon but ou
de mon camp. |
b.
Principes d’action selon J. f. Grehaigne :
|
ATTAQUE |
DEFENSE |
|
Ne pas perdre
la balle. |
S’opposer à
la progression des adversaires en réduisant l’incertitude. |
|
Jouer en mouvement. |
S’opposer à
la progression des adversaires en réduisant l’espace. |
|
Utilisation et création des
espaces libres. |
Récupérer
la balle. |
|
Créer l’incertitude. |
Défendre la cible. |
IV.
Analyse de l’activité de l’apprenant
en sports collectifs
Metzeler (1987)
explique qu’en sport collectif, il s’agit « de résoudre en acte, à plusieurs et
simultanément, des cascades de problèmes non prévus à priori dans leur ordre
d’apparition, leur fréquence et leur complexité. Et ceci pour résoudre
contradictoirement et dans la même action, l’attaque du camp adverse et la
défense de son propre camp ». Ceci nous amène à considérer qu’une rencontre
comporte toujours des imprévus et qu’elle n’est jamais la répétition de schémas
exécutés lors des entraînements
De cette logique découle
selon Gréhaigne (1999) 3 notions à prendre en compte lors de l’acte
d’enseignement apprentissage, à savoir :
1.
La notion d’opposition
L’approche systémique des
jeux sportifs collectifs a contribué à la valorisation de la notion d’opposition.
Cette dernière veut dire qu’un groupe prend le rôle de saboteur de ce qu’essaie
de construire l’autre groupe. De ce fait, l’opposition génère de l’imprévu et
on se trouve devant une nécessité d’adaptation et d’anticipation pour résoudre
les problèmes causés par l’affrontement.
Selon Gréhaigne
(1991) « dans un rapport d’opposition, il s’agit de réaliser une coordination
d’actions afin de récupérer, conserver, faire progresser le ballon vers la zone
de marque et marquer ». La notion d’opposition met en évidence les principes
des jeux sportifs collectifs.
2.
La notion de réversibilité
Dans un jeu sportif
collectif, il y a un changement continu de rôles entre les deux équipes qui
s’affrontent. Une équipe passe directement d’une situation d’attaque à une
situation de défense et vice versa.
Dans les comportements, il
n’y a plus réversibilité quand le déséquilibre affecte le rapport de forces et
que la première partie du principe évoqué par Jeu (1977) « de l’égalité
des chances au départ à l’inégalité du résultat » est détériorée. Dans ce cas,
on est devant une équipe qui attaque et une deuxième qui défend.
3.
La notion d’émulation
L’émulation est le
sentiment qui porte à égaler ou à surpasser l’autre, généralement plus
puissant. Gréhaigne, Billard et Laroche (1999) considèrent
l’émulation comme « une source de progrès en ce qu’elle permet à chacun de se
situer dans une approche comparative avec l’autre ». En partant de ce principe,
les joueurs ou les équipes doivent faire de leur mieux afin d’être classés parmi
les vainqueurs.
V.
Les approches d’enseignement des
sports collectifs
Au niveau de
l’enseignement, deux grands courants se sont succédés. D’une part, les méthodes
dites traditionnelles, qui reposent sur les principes de simplicité et de
progressivité, où on décompose en éléments la matière à enseigner. Cette
approche se repose sur deux processus d’acquisition, qui sont la mémorisation
et la répétition permettant de plaquer sur l’enfant la rigueur de l’adulte.
D’autre part, les méthodes
dites actives, qui prennent en compte les intérêts de l’enfant et qui
sollicitent à partir de situations vécues l’initiative, l’imagination et la
réflexion pour favoriser l’acquisition d’un savoir adapté.
1.
L’approche techniciste
L’approche techniciste
renvoie à l’apprentissage des savoir-faire gestuels isolés de leur contexte et
de leur condition d’exécution. On trouve également les termes analytique et/ou
associationniste chez Parlebas (1976) et Gréhaigne (1994) pour
caractériser la conception techniciste. Cette approche s’inspire par ailleurs
d’une pédagogie du modèle où la technique du champion constitue la référence de
l’enseignant (Genety, 1949, Gratereau, 1957). Elle repose sur
l’apprentissage de chaque joueur, d’un répertoire de gestes techniques de base.
Des gestes sans lesquels le joueur ne peut pas pratiquer l’activité choisie.
Le jeu est découpé en «
tranches gestuelles » qui, assemblées les unes aux autres, permettent de
reconstituer le jeu dans son entier. Les savoirs sont listés à partir d’un
répertoire gestuel allant du simple au complexe qui sont caractéristiques des
éléments du jeu et où l’on ne retient que la forme extérieure des actions. Les
élèves sont confrontés, soit à des progressions techniques se déroulant le plus
souvent « à vide », soit à des situations de jeu « sur-régulées » pour
lesquelles on modifie le règlement (suppression du dribble en basket-ball par
exemple pour obliger le porteur de balle à lever la tête et à transmettre la
balle). Le match est ensuite l’occasion de réinvestir les qualités techniques
individuelles des joueurs.
Enfin la conception
techniciste ne fait pas fondamentalement la distinction entre l’enseignement
des JSC en milieu scolaire et la formation du joueur en secteur fédéral. La
technique issue de la haute performance est l’objet d’enseignement prioritaire
et revêt le statut de modèle à copier.
Même si cette méthode a
été très critiquée, une grande partie des praticiens y trouvent refuge.
2.
L’approche structuraliste
Le jeu doit être conçu
dans cette approche comme une structure c’est-à-dire une totalité non
réductible à la simple addition d’éléments isolables. Pour Parlebas, ce n’est
plus la technique individuelle qui fonde la logique du jeu mais les rapports de
communication et d’opposition entre les joueurs des deux équipes
Cette approche, valorise
l’apprentissage de principes d’action en attaque et en défense, le plus souvent
communs à la plupart des sports collectifs. Dans cette conception,
l’apprentissage consiste à solliciter chez le sujet une activité de décodage
des actions des partenaires et des adversaires, ce qui nécessite une lecture
d’un environnement empreint d’incertitudes. A cette fin, l’enseignant élabore
des situations pédagogiques dites « situations totalisantes » (Conquet,
1989, 202) dans lesquelles on place l’individu en présence systématique de
partenaires et d’adversaires sous forme de mini-jeux ou de jeux à thème où la
densité des joueurs sur le terrain est moins importante que dans la situation
totale de match. Le milieu est aménagé de telle sorte que l’élève mobilise son
activité perceptive et découvre les solutions aux problèmes posés par
tâtonnements ou auto-adaptassions.
3.
L’approche systémique
Cette conception
appréhende l’activité collective comme un système de prises de décisions
propres à chaque joueur mais coordonnées par un but partagé (battre l’équipe
adverse) et un « référentiel commun » qui s’élabore au fil de l’expérience
commune des joueurs. Cette approche met l’accent sur : la notion de rapport de
forces. Le résultat de l’opposition, devient source de progrès et la
compétition devient le moteur pédagogique.
Dans cette optique, il est
recommandé de constituer des équipes stables pour toute la durée du cycle
d’enseignement.
Le modèle ici n’est plus
le champion, mais l’élève. L’erreur aura un statut positif. Lors de
l’enseignement, on adopte une situation de référence (pour l’évaluation
diagnostique, formative et finale) puis des situations d’apprentissage qui
consistent en des confrontations pouvant aller de la situation de match au 1
contre 1 ou l’élève est appelé à prendre des informations et à faire des choix
tactiques dans ces situations qui préservent impérativement un rapport
d’opposition.
VI.
Les éléments essentiels de l’évaluation
en sport collectif
1.
La situation de référence
La Situation de référence
proposée aux élèves devra conserver les grandes phases de jeux communs à tous
les sports collectifs (TEODORESCO, 1965) :
·
L’Interaction entre les
deux équipes : la présence de partenaires et d’adversaire paraît indispensable.
·
L’Alternance : des rôles
dans le jeu.
·
La Continuité : la
réversibilité des situations.
L’enseignant fixe les
conditions matérielles, réglementaires, sécuritaires avec précision.
La situation de référence
respecte la logique interne de l’activité, la trame centrale de l’activité.
Enfin, cette situation de référence est une construction didactique, scolaire…
elle est donc réduite pour favoriser les comportements recherchés.
2.
Les éléments à respecter au test d’évaluation
L’enseignant limitera la
variabilité en conservant les mêmes équipes, la même aire de jeu, les mêmes
couleurs de dossard.
L’équilibre du rapport de
force inter-collectif semble indispensable ; l’hétérogénéité intra- collective
sera recherchée dans une logique de compensation de rapidité et de qualités
perceptives de l’ensemble des joueurs.
Tenter d’avancer une
démarche consensuelle qui conjuguerait l’évaluation collective et individuelle
dans le secteur de la performance et du niveau d’habileté.
En effet, il semble
intéressant de prendre en compte équitablement l’efficacité individuelle et
collective Pour élaborer la note de la partie performance ; puisqu’on demande à
l’élève d’être individuellement efficace dans le système scolaire, et
collectivement efficace dans les sports collectifs.
Enfin, une évaluation
critériée en sport collectif qui porte conjointement sur les comportements
individuels et collectifs des élèves. Il convient également de manifester la
volonté de concilier l’individuelle et le collectif dans la note de la partie
niveau d’habileté.
VII.
Terminologie en sports collectifs
Malgré, la multiplicité
des jeux sportifs collectifs ainsi que la spécificité de chaque activité
(règlement, terrain, nombre de joueurs, etc.) la terminologie utilisée dans ces
diverses disciplines sont relativement identiques. A ce propre, nous avons vu
nécessaire de faire un rappel terminologique pour permettre la compréhension et
l’analyse des activités sportives collectives de la même manière.
La technique : c’est
l’ensemble des moyens spécifique visant l’efficacité du joueur dans la
réalisation de son action. Elle vient compléter l’aspect tactique pour
déterminer la conduite motrice du joueur (la technique : la relation joueur
/ballon).
La tactique : nous
trouvons deux aspects :
·
Au niveau de la tactique
de l’équipe. C’est l’ensemble des projets au niveau collectif qui sont mis en
application permettront de mettre en difficulté l’adversaire, plus précisément
: c’est l’ensemble des moyens qui met au point rationnellement une équipe en
vue de réaliser ses objectifs. Elle tient donc compte de l’analyse théorique de
l’activité, de niveau de l’équipe, des partenaires et des adversaires afin de
distribuer des taches à chaque joueur en relation avec les autres.
·
Au niveau de la tactique
individuelle. C’est l’ensemble des projets qu’a un joueur selon l’évolution des
situations dans lesquelles il va se trouver. L’aspect tactique individuelle
commence donc par l’observation de la situation (balle, adv, part, poste, etc.)
passe par l’analyse de celle –ci et se termine par le projet de l’action.
NB : il est
à noter évidement que plus le niveau s’élève plus le projet d’action est choisi
(Relation joueur ballon / adv –part)
Système de jeu : c’est
une émanation de la tactique collective. Il représente la structure
fondamentale de la tactique collective. C’est l’ensemble des relations qui
existe entre les joueurs d’une même équipe. C’est une forme générale
d’organisation des actions offensives ou défensives des joueurs par
l’établissement d’un dispositif précis. Le système de jeu définit ainsi la
fonction de chaque joueur par rapport au collectif.
Dispositifs : c’est
l’organisation territoriale de l’équipe. Il est préalablement établi et peut
être régit selon les objectifs de l’équipe, ce dispositif se remarque surtout
au début, car ensuite, il se déforme selon l’évolution du jeu.
Combinaison tactique : c’est
la coordination des actions individuelles de deux ou plusieurs joueurs dans une
certaine phase de jeu dans le but de réaliser une tache partielle de jeu.
Schème tactique : c’est
une combinaison tactique, exécutée à partir d’un dispositif dans lequel le
joueurs et le ballon circulent conformément à des indications établit à
l’avance, soit en attaque ou en défense.
Repli défensif : c’est
une phase de jeu faisant partie de la défense, concerne l’équipe attaquante et
débute au moment où celle-ci perd la balle. Réaliser un repli défensif correct
permet d’annuler un éventuel contre–attaque de l’équipe adverse et aussi
ralentir et contrôler la montée en attaque de l’adversaire.
Rebond : ce
terme s’emploi lorsqu’un joueur récupère le ballon après un tir manqué. Le rebond
est dit offensif lorsqu’il est récupéré par l’équipe attaquante et le rebond
est défensif lorsque le ballon est récupéré par l’équipe défensive.
Marquage : action
d’un joueur défenseur qui marque strictement son vis à vis pour l’empêcher de
réaliser confortablement ses manœuvres offensifs (tir, dribble, passer, etc.)
Feinte : action
qui consiste à faire croire à son adversaire que l’on va faire une chose alors
que l’on va faire l’inverse.
Fixer (un joueur) : cela
consiste à attirer un joueur dans une partie du terrain pour le neutraliser.
Ecran : action
d’opposition légale au déplacement d’un défenseur afin de libérer un
partenaire. Cela fait partie des démarquages collectifs
Démarquage : action
pour se libérer du marquage d’un défenseur (démarquage individuel) ou action de
libérer un partenaire (démarquage collectif).
En basket-ball, un
turnover (TO) se produit lorsqu'un joueur d'une équipe perd
le ballon au profit de l'autre équipe. Cela peut être le résultat d'une
mauvaise passe interceptée (steal), d'une sortie de ballon, d'une violation
(marcher, reprise de dribble, retour en zone, etc.), ou d'une faute offensive
(passage en force, écran mobile). On parle, en français, d'une perte de balle
ou d'un ballon perdu.
VIII.
Les principes d’actions de
l’attaque/défense en sports collectifs
1.
En attaque
a. Ne pas perdre la balle
Equipe en attaque
§ Disposer du maximum de receveurs potentiels ou augmenter
les possibilités d'échanges (appuis-soutiens).
Porteur de balle
§ Protéger son ballon (corps obstacle).
§ Tenir la balle loin de l'adversaire et près de soi.
§ Gérer la distance dribbleur/ adversaire.
§ Passe rapide, tendue, non téléphonée : en dehors du
volume défensif prévisible de son propre adversaire, à l'opposé du défenseur de
son partenaire.
Non porteur de balle
§ Se déplacer pour être : à distance de passe, vu du
porteur, à l'écart d'un défenseur.
b. Jouer en mouvement
Equipe
§ Réduire le nombre d'échanges pour accéder à la zone de
marque.
§ Limiter le nombre de touches de balles.
§ Varier les rythmes de déplacements.
Porteur de balle
§ Quand l'espace est libre se déplacer.
§ Donner la balle dans la course ou dans l'action du
receveur.
§ Valoriser la passe instantanée.
§ Faire une action après avoir donné le ballon.
Non porteur de balle
§ Être en mouvement : faire des appels de balle.
§ Recevoir en mouvement ou en l'air.
c. Utiliser, créer les espaces libres
Equipe
§ Écarter le jeu en profondeur et / ou en largeur.
§ Fixer la défense dans une zone, jouer dans une autre.
§ Alterner jeu direct / jeu indirect, jeu court / jeu long.
Porteur de balle
§ Fixer l'adversaire pour libérer des partenaires.
§ Renverser le jeu.
Non porteur de balle
§ Utiliser les espaces non occupés par les adversaires.
§ Se déplacer : en s'écartant des adversaires ; dans les
intervalles ; dans le dos des adversaires.
§ Créer des écrans, des blocages et les exploiter.
§ Utiliser la vitesse et les avantages temporels (avance
temporelle...)
d. Créer l'incertitude
Equipe
§ Préserver l'alternative jeu direct / jeu indirect.
§ Attirer l'adversaire dans une zone pour conclure dans une
autre.
§ Changer de rythme (lent/vite).
§ Augmenter le nombre de joueurs concernés par l'action.
§ Occuper l'espace proche et l'espace lointain.
Porteur de balle
§ FEINTER, c'est-à-dire combiner les changements de rythme
d'espace, d'orientation (corps et appuis), de segment de conduite.
§ Feinter la passe.
§ S'engager d'un côté, donner de l'autre.
§ Prendre une posture, une orientation permettant plusieurs
actions (ambiguïté du comportement pour les adversaires).
Non porteur de balle
§ FEINTER les déplacements en combinant les changements de
direction dans la course, de rythme, d'espace, d'orientation (corps et appuis).
2. En défense,
s’organiser collectivement et individuellement (Observer ; analyser ; élaborer
un projet d'action ; évaluer ; réguler).
a. S’opposer à la progression des
adversaires en réduisant l’incertitude
Equipe
§ Réduire le nombre de receveurs potentiels.
§ Anticiper les actions diverses.
§ Décoder rapidement le système de jeu adverse pour
stabiliser la perception.
§ Code commun explicite au sein de la défense.
Défenseur
§ Repérer, jauger et surveiller son adversaire direct.
§ Un joueur coordonne la défense.
§ S'en tenir à son rôle et à sa tâche.
§ Peser sur la conduite de l'attaquant grâce à son
placement, ses déplacements.
§ Feinter pour « piéger » son adversaire.
b. S'opposer à la progression des
adversaires en réduisant l’espace et le mouvement
Equipe
§ Modifier rapidement son dispositif défensif pour
s'adapter au jeu des adversaires (dispositif, permutations...).
§ Limiter les espaces libres.
§ Orienter les adversaires dans une zone.
§ S'opposer à la progression des adversaires.
§ Maintenir l'attaque hors de portée de la cible.
§ Définir les rôles de chacun sur les phases statiques.
Défenseur
§ Repérer le secteur d'action privilégié de son adversaire
direct.
§ Réduire son espace de jeu.
c. Récupérer la balle
Equipe
§ Récupérer la balle le plus près possible du but adverse.
§ Gêner la progression du ballon. Marquer tous les adversaires.
§ Organiser le pressing ; Défendre au front du ballon.
§ Augmenter la densité numérique dans l'entrejeu et la zone
d'attaque.
Défenseur
§ Rechercher l'interception.
§ Faire pression sur le porteur de balle (harcèlement).
§ Jouer sur les trajectoires de balle pour isoler le
porteur de ses partenaires.
§ Reconstituer les lignes de forces défensives.
d. Défendre la cible
Equipe
§ Posséder le maximum de joueurs entre la balle et la
cible.
§ Renforcer et couvrir en permanence l'axe du but.
§ S'organiser en ligne de forces et organiser la
suppléance.
§ Renvoyer l'attaque à la périphérie.
§ Gérer la densité numérique et la distance entre les
lignes de forces.
§ Écarter le ballon (« si cela ne gagne pas, cela
débarrasse »).
Défenseur
§ Ne pas se faire « consommer » inutilement (ne pas se
jeter).
§ Couvrir ses partenaires.
§ Empêcher le tir.
§ Se replier rapidement en gardant le ballon.